Témoignage de Johan, ancien élève de l’école de masseur kinésithérapeute PSO en Allemagne. Il nous parle de son parcours et de son expérience au sein de l’école.



Bonjour Johan, peux-tu te présenter ?

« Je suis Johan Fischer et Je suis masseur kinésithérapeute en Alsace. Concernant mon parcours, j’ai su à peu près ce que je voulais faire quand j’étais en première. Je faisais beaucoup de sports à l’époque et du coup, je voulais faire un métier en relation avec le sport. C’est pourquoi je me suis penché sur la question pour devenir masseur kinésithérapeute.

J’ai regardé un petit peu ce qui se faisait en Allemagne et en France, le modèle Allemand me plaisait bien pour la simple et bonne raison qu’il n’y avait pas la première année de médecine. Donc on gagnait un an par rapport à la France et le côté « école privée » avec quelque part un côté peut-être plus proche des élèves me plaisait bien. Deuxièmement, le temps dédié aux stage étaient plus important qu’en France. Le métier de masseur kinésithérapeute est un métier très manuel avec beaucoup de pratique. Donc je pense que le fait de faire plus de parties actives en stage est plus intéressant pour s’entraîner à la pratique.
C’est pour ces raison que j’ai choisi aussi de faire mes études de kiné en Allemagne et pas en France. »



Quelle a été ton expérience au sein de l’école?

« Concernant mon expérience dans l’école, les classes étaient assez dynamiques, c’était assez convivial.

Au niveau du rythme, c’est vrai que les journées allemandes sont un peu différentes des journées Françaises parce qu’on finit à 15 h 30. Par contre, c’est vrai que ça reste relativement dense du fait que la formation soit condensée sur 3 ans. C’est aussi arrivé d’avoir cours le samedi ou même un dimanche. Donc c’est vrai que le rythme est relativement important, mais en même temps on gagne un an au final.

Au niveau de l’allemand, vu que moi je parle régulièrement l’alsacien et que j’avais un bon niveau à l’oral, je n’ai pas eu trop de problèmes pour suivre. La majorité des examens en Allemagne se font à l’oral ce qui était réellement un avantage pour moi.

Pour le logement, j’avais demandé à l’école un listing des différents logements en location et du coup, j’ai contacté plusieurs personnes par téléphone à travers de ce listing-là. Je suis allé visiter de 2-3 maisons ce qui m’a permis de trouver un logement qui m’a plu.

J’habitais dans le village où se situe l’école, ce qui me permettait de venir à pied à l’école.

Et du fait que les propriétaires soient allemands, ça permet aussi d’avoir un échange franco-allemand, et ainsi peaufiner un petit peu son niveau de langue. »



Quelles sont les démarches pour exercer en France après son diplôme de kiné allemand?

« Avoir obtenu le diplôme d’État de Physiothérapeute, on reçoit un diplôme allemand. Donc il suffit d’aller chez une traductrice ou un traducteur permettant de le traduire en français. Et puis du coup, à l’ARS de sa région d’exercice (Agence régionale de la santé) il faut déposer un dossier puis attendre que la réunion de commission se réunisse et vous donne l’équivalence du diplôme pour aller exercer en France.

Le temps dépend toujours au final de la partie administrative, mais j’ai envie de dire qu’entre la fin de l’école et le début de l’exercice, il faut compter à peu près deux mois. »



Ton parcours depuis ta sortie de l’école?

« Au début j’ai pas mal bougé, j’ai pas mal changé d’endroits pour acquérir un peu d’expérience parce qu’on remarque rapidement qu’au final dans la vie pratique de kiné, il y a quand même des façons de travailler bien différentes et il y a une multitude de possibilités. Donc j’ai pas mal changé d’endroits au départ pour me faire la main, pour m’exercer, pour améliorer un petit peu le côté pratique justement. Et après, j’ai commencé en libéral fin 2010 et en 2011, un mois et demi après, j’ai créé mon premier cabinet. J’avais fait un petit cabinet au départ pour démarrer, pour éviter d’avoir trop de charges au niveau de l’installation et au fur et à mesure, ça a grandi et du coup, j’ai ouvert un plus gros cabinet en 2014.

Je sais que j’ai un ami à moi qui est parti sur Vienne, une fille de la promo promo qui est partie travailler en Suisse. Après, j’ai par exemple ma binôme qui est carrément partie en Guadeloupe.
Donc au final, les gens se dispersent un petit peu et il y a du travail pour tout le monde.

Après les formations qu’on peut faire aussi en post-diplôme, nous permettent aussi d’évoluer de manière différente. »



Et si tu avais à le refaire?

« Si aujourd’hui j’avais à le refaire, c’est vrai que je le referais certainement aussi mes études de kiné en Allemagne, déjà d’une part parce que j’ai gagné un an, que s’était une bonne expérience et j’ai une bonne évolution qui a été sans doute aussi due au fait que j’ai intégré cette école. »